Tamawait : La planète virtuelle de la poétesse marocaine Fatiha AAROUR

10 septembre, 2009

Isthme non souhaité !

Classé dans : Poème — aarour @ 16:32

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  (lilyamazegh@yahoo.fr)

Bienvenu sur ma planète virtuelle !

(Ces poèmes sont traduits de l’arabe par le poète marocain Rachid Daouani).

Je démissionnerais de ce monde
Qui ne ressemble à mon ombre
Je démissionnerais
Dormir sur le cil
D’un météore
Une flûte
Un poème

Ma destinée ?!!
Etre la femelle
Irréductible aux lois
De Newton
Depuis que j’ai
Egaré les clés
De la ville
Vanité ou fierté !
Etre la femelle
Ne venant
Qu’une fois
Caduques les pendules

Ce monde demeure
Mon dissemblable
Je démissionnerais
De lui
Sur le cil
D’un météore
Une flûte
Un poème

Envie !
Du vent !
Qu’il me déporte
Envie !
Des tempêtes
Ma monture
Effleurer du soleil
Le front
Limer
Les ongles
Qu’il s’endorme !

Eve !
Des envies
Eve !
Des désirs
Femelle !
Du péché
« Côte tordue »
Je suis !
De mes rêves
Méfiez-vous !
Ils sont péchés

Il ne suffit pas
De vous permettre
Mes poupées
Musarder leurs
Tresses
Il ne suffit pas
De crucifier
Mes rites
Aux seuils
De la mort
Aux frontières
De Kandahar
Il ne suffit pas
De me disperser
Corps morcelé
Ou cendres
Sur les sommets
De la vertu
Il ne suffit pas
De me coudre
Un linceul
Sur mesure
D’un rêve
D’une souillure
Rien !
Rien ne vous suffit !
Dans le noir !
Le chasseur d’âmes
Ne verra point
Ma face

Mes rêves bleus
Résistent aux lois
De Newton
A la mort
Aux livres d’exégèse
Et de prédication
Je suis !
Je suis l’isthme
Que ne souhaite
Ni vertu
Ni péché
Côte tordue
Je suis !
Je suis le contraste
Contraste je suis !
Mi ange
Mi démon
De l’entre-deux
Je suis !

L’ombre de ce monde
Ne ressemble
A la mienne
J’en démissionnerais
Pour m’endormir

Je suis la femelle
Ayant égaré
Les clés de la cité
Il ne suffit pas
De vous permettre
Mon sang
Il ne suffit pas
De me coudre
Un linceul
Seyant à un rêve
Ou à un vice
Il ne suffit pas
De préparer une messe
A la mesure de
Mes obsèques
Il ne suffit pas
De creuser une triste
Tombe pour
Ma dépouille

Suffiront
Une journée
Une nuit…et
Tel le Christ
J’étreindrais le soleil
Pour que
Dorme le lotus
Sur la paume
De mercure

Rien ne vous suffirait
Rien ne vous suffirait
Rien ! Rien ! Rien !
Je suis
Dans le noir !
Le chasseur d’âmes
Ne verra point
Ma face

========

Création en arabe: Fatiha AAROUR
Traduction:  Rachid DAOUANI

Couvre-moi d’amour !

Classé dans : Non classé — aarour @ 16:53

Impossible
Tu es
D’avoir
Banni le crépuscule
Ramé la barque du silence
Divulgué tous mes secrets
Admirable
Tu es
Quand
Tu souris face
A la vacuité de mon âme
Tu plantes
Les épis dans mon coeur

Impossible
Tu es
Quand
Tu hantes mes songes
Tu m’intronise roi
Tu auréoles ma face
De fleurs

Ô femme
D’équateur modelée !
Tes seins m’ont férocement
Assiégé
Entre tes mains
L’amnésie à raison de moi
J’oublie tout
Excepté quelques mots
Dégoulinant de mon sang
Tendrement
Calmement
Clairement
Ô maîtresse des mers
Princesse des cieux
Je te désire
Ici et maintenant
Découvre !
De toute ton intuition
Les forêts de mon corps

Heureux
Que tu sois la femme
Qui a su m’envahir
Sans préavis
Aucun
Qui a fait jaillir
L’encre poétique
Dans le ru des veines
Qui a su effacer
Du coin des yeux
Des faits impossibles
A oublier

Ô femme !
Ayant
Reconstruit mon histoire
Démentit mon illusoire
Gloire
Et mes pseudos
Victoires
Ceci est
Mon corps morcelé
Dissémine ces fragments
Avec amour
Range-le
Avec tendresse

Impossible tu es !
La lune ternit
Quand tu luis
Les étoiles psalmodient
Dans ton temple
Quand tu danses
Ne t’interroge pas
Sur l’âge de mes histoires
Sur les noms des femmes
Que j’ai aimées
Ne t’interroge pas !

Tu es une étoile filante
Qui me travers
Chaque soir
Tu es
Le talisman
De mon amour
Le secret de ma splendeur
Ô dame !
Ayant détruit le totem
De la tribu
Couvre-moi d’amour
Toi, mon impossible
FEMME !

========

  Création en arabe: Fatiha AAROUR
Traduction: Rachid DAOUANI
 
 

Pas suffisamment belle !

Classé dans : Poème — aarour @ 16:50

Je ne suis pas
suffisamment belle
pour pénétrer
l’enfer des tes péchés
Je ne suis pas
une pin up
t’attendant impatiemment
dans le coin
d’un lugubre bar
et tu viens!
et tu viens à mi-amour
et cinq désirs
a petits pas
vers ta couche
froideTrinque en présence
de Bacchus
les coupes de la déception
le vin vieilli
du temps
de ta première
aimée
celle que tu as
tuée
sur le bord
de ton poème
celle qui
n’était pas
bête…suffisamment
Et puisque je ne suis
pas suffisamment
belle
pas suffisamment
bête
j’arrangerai
les restes de ton amour
débris de miroir
dans un linceul
préparerai le deuil
qui sied à un
Don Juan
prétentieux
aimant
que la proie de
ses orphelines
soit comme convenu
Blonde/brune
grosse/fine
caméelon/débile
tachetée vénéneuse
rebelle/soumise
religieuse/laïque
« Haifaa » ou même
la mère Teresa
nul besoin
d’hésitation
puisque la proie
est juste un
bois de chauffage
pour une froide nuit

A ton lugubre bar
tu viens
semer le derniers de
tes péchés
dans les fêlures des tables usées
et dans le coin du bar
tu la croise
à la mi-amour
et cinq désirs

Le premier:
qu’elle soit équatoriale
comme la première aimée
celle que tu as
tuée
sur le bord de ton poème
étant pas
suffisamment bête

le deuxième:
Que tu pleure
sur sa poitrine
avant que ne cesse
le dernier souffle
de ses rêves

Le troisième:
Que tu tourne
le dos à ses débiles
illusions après avoir
brûlé ses derniers
bastions

le quatrième:
que tu la fasse loger
dans l’étendue de
ton alphabet
pour mieux la
pendre
à la fin du conte

Le cinquième:
qu’elle reste
séduisante
avec suffisamment
de bêtise
Please!
======== 

Création en arabe: Fatiha AAROUR
Traduction: Rachid DAOUANI
 

Paix O passants !

Classé dans : Poème — aarour @ 16:45

Je n’ai pas encore
Commis ce qui t’incite
A me cueillir
La brume plut
Dans mes mains
Les arbustes
Des péchés
N’ont pas fleurit
Encore
Tous mes mots sont
Une pomme avec
Sursis
Tous mes poèmes
Sont des désirs
A venirJ’allais quitter
Ma dernière Gare
Avant que tu ne viennes
Pour que loge le vent
Dans mes valises
J’avais vidé l’armoire
De mon cœur
Et marché sur
Les blessures
J’Insiste du regard sur
Ma démarche pour
Augmenter sa douleurAvant que tu ne viennes
Les yeux du ciel
Pleuraient le départ
Je le voyais
Tristesse cristalline
S’effritant entre
Mes doigts
Et tu es arrivé !
La brume ne plut
Pas dans mes mains
Pourtant
J’ai vu la pomme
Des péchés
Fleurissant
Dans la paume
D’Eve
Appétissante
Elle était
Embobine le souvenir
Plie l’oubli
Tente les passants
De la commettre
A l’insu des
Prophètes errant
Psalmodiant
Leurs
Tristes prières
Perdue aussi
J’étais dans
Les miennes
Quand le soleil
Me tira de ma
Tristesse
Pour te voir
Et je t’ai vu
Ton manteau
Balayé par
Le vent
Paix O passants!
As-tu dis
Paix !
Ai-je réponduPaix sur l’instant !
Né entre tes paumes
Nus de ma blessure
Paix sur le jour !
Où d’eau de l’Eden
Tu m’as arrosée
Paix sur le jour !
Où la brume pleut
Dans mes mains
Paix sur le jour !
Où sur ma poitrine
Fleurissent les pommes
Des péchés
Paix sur le jour !
Où j’ai commis ce qui
T’a tenté de
M’accueillir
Paix sur le jour !
Où de toi
Ma résurrection fut
La branche de mon péché
Dans ma main
Paix sur le jour !
Où je t’ai emmené
Jouir de ma folie
Paix sur le jour !
Où le vent quittera
Ma valise
Pour que
Je loge en toi
======== 

Création en arabe: Fatiha AAROUR
Traduction: Rachid DAOUANI
 

 

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